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ILANADaily
Comprendre le TDAH

Se faire accompagner en France

En France, le parcours commence presque toujours chez le médecin traitant ou le pédiatre. Voici les étapes, les spécialistes, les délais, et les appuis qui existent au travail et à l’école.

Par qui commencer

Pour un enfant comme pour un adulte, le premier rendez-vous est celui du médecin de premier recours : le médecin traitant, ou le pédiatre pour un enfant. La Haute Autorité de santé (HAS) décrit sa mission en trois temps : repérer les signes, engager la recherche d’un diagnostic, et orienter si besoin vers un médecin spécialiste du trouble.

Ce premier entretien sert à poser la situation. Pour un enfant, la HAS recommande qu’il ait lieu avec l’enfant et ses parents, mais aussi avec l’enfant seul, surtout s’il est adolescent. Les observations de l’école ou de l’entourage sont utiles : elles aident le médecin à voir si les difficultés se retrouvent dans plusieurs milieux.

Pour les enfants jusqu’à 12 ans, il existe aussi des plateformes de coordination et d’orientation (PCO), décrites sur Mon Parcours Handicap, qui organisent des bilans et des interventions précoces.

Les spécialistes

Pour un enfant ou un adolescent, la HAS liste les médecins spécialistes du trouble vers qui le médecin de premier recours oriente : pédopsychiatre, psychiatre, pédiatre, neuropédiatre, neurologue. Pour un adulte, elle cite le psychiatre et le neurologue formés au TDAH.

C’est ce médecin spécialiste qui confirme ou non le diagnostic, après un entretien, un examen clinique et un recueil d’informations auprès de l’entourage. D’autres professionnels peuvent participer au bilan et au suivi : orthophoniste, psychologue, psychomotricien, ergothérapeute.

Des délais souvent longs

L’attente est souvent longue. La HAS écrit que les professionnels qui prennent en charge les enfants concernés par le TDAH sont encore peu nombreux et répartis inégalement sur le territoire, ce qui allonge le délai de diagnostic. Pour l’adulte, elle constate que la formation des professionnels est encore insuffisante, ce qui explique en partie le retard de repérage.

En 2024, la HAS a demandé aux pouvoirs publics d’étendre le diagnostic à d’autres médecins formés, dont des généralistes. Elle demande aussi de développer les téléconsultations assistées. Dans ce cas, un professionnel de proximité est présent avec la famille pendant que le médecin spécialisé intervient à distance. La HAS prépare aussi des recommandations pour l’adulte.

En attendant, le médecin traitant peut déjà accompagner. Il peut informer la famille, l’orienter et commencer un premier accompagnement.

Ce qu’une prise en charge peut comprendre

La HAS recommande en premier des interventions sans médicament. La psychoéducation d’abord : une information structurée sur le TDAH pour comprendre le trouble et gérer ses effets au quotidien. L’accompagnement scolaire ensuite, avec des aménagements adaptés à l’enfant, comme des consignes courtes ou un exercice à la fois.

Un accompagnement psychologique peut s’y ajouter. L’Assurance Maladie cite un suivi psychologique, la rééducation et l’accompagnement des parents. Selon les besoins, un orthophoniste, un psychomotricien ou un ergothérapeute interviennent, en coordination avec le médecin.

En complément, et selon la situation, un traitement médicamenteux peut être décidé par un médecin.

Les associations

HyperSupers TDAH France est une association créée en 2002 par des parents, reconnue d’utilité publique par décret en 2019. Elle aide les familles, les adultes et les enfants concernés par le TDAH : groupes d’échange locaux, conférences, formation en ligne pour les adhérents, fiches conseils. Elle a demandé à la HAS, avec les pouvoirs publics, d’écrire les recommandations de 2024.

Ses sites : tdah-france.fr et, pour l’école, tdahecole.fr. Chaque 12 juin, elle anime la journée nationale du TDAH, avec des événements dans toute la France.

Au travail et à l’école

Au travail, tu peux demander une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle ouvre droit à des aménagements de poste ou d’horaires, et à un accompagnement vers l’emploi. La démarche est expliquée sur monparcourshandicap.gouv.fr.

Les aménagements prévus par l’école sont expliqués dans la section Famille : L’école : PAP, PPS, MDPH.

Un site d’information

Ce site est un site d’information. Il ne donne pas d’avis médical, ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas une consultation. Pour toute question sur ta situation ou celle d’un proche, parle à un médecin.

Sources