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Famille

Des devoirs plus calmes

Dans beaucoup de familles, les devoirs sont le moment le plus tendu de la journée. Voici un cadre simple à essayer.

Pourquoi ce moment est souvent dur

Les devoirs arrivent en fin de journée. Ton enfant a déjà passé la journée à tenir en classe, à écouter, à rester assis. Son attention a été très sollicitée, et il en reste peu. Toi aussi, tu rentres avec peu d’énergie. Deux personnes fatiguées, une tâche qui demande de se concentrer, un délai : les conditions sont réunies pour que le ton monte.

Les parents d’enfants concernés par le TDAH décrivent souvent la même chose : se mettre au travail prend très longtemps, l’enfant se lève, oublie la consigne, et le parent répète, puis s’énerve. Personne n’est en faute. La situation peut changer.

Un cadre qui se répète

Ce qui aide souvent, c’est que les devoirs se passent chaque jour de la même façon. Même heure, même lieu, mêmes gestes pour commencer.

L’heure : choisis-la avec ton enfant, et garde-la. Beaucoup de familles laissent d’abord un vrai temps de pause après l’école, un goûter, un moment dehors, puis commencent. Le lieu : une table dégagée, au calme, sans télévision ni téléphone en vue. Les affaires : le cartable ouvert, le cahier de textes sorti, le matériel posé, avant de s’asseoir. Quand le cadre est le même tous les jours, il y a moins à décider, donc moins à négocier.

Des étapes courtes, un minuteur, une pause

Regarde le cahier de textes avec ton enfant, puis découpe le travail en étapes courtes : « les 5 opérations », « lire la page 12 », « apprendre les 3 premières lignes ». Chaque étape doit tenir en quelques minutes.

Lance un minuteur, un vrai, que l’enfant voit. Beaucoup de familles essaient 10 minutes pour les petits, 15 ou 20 pour les plus grands. Quand il sonne, on s’arrête, même si ce n’est pas fini. Une pause est prévue d’avance, courte, 2 ou 3 minutes : bouger, boire, puis reprendre. La pause fait partie du plan.

Par quoi commencer ? Ça dépend de ton enfant. Certains ont besoin de commencer par le plus simple, pour démarrer sur une réussite. D’autres préfèrent le plus dur d’abord, tant qu’il reste de l’énergie. Essaie les deux, une semaine chacun, et garde ce qui marche.

Ta place pendant les devoirs

Tu n’as pas à rester assis à côté. Aide à démarrer la première étape, puis éloigne-toi un peu : dans la même pièce, occupé à autre chose, disponible si on t’appelle. Rester à côté de chaque geste peut ajouter de la tension. Être à portée de voix rassure souvent.

Quand une étape est finie, dis-le simplement : « Les opérations sont faites. » Si le minuteur et les étapes ont été suivis, la soirée s’est bien passée, même si tout n’est pas parfait.

Quand ça déborde

Certains soirs, rien ne fonctionne. L’enfant pleure, crie, ou se ferme. Dans ce cas, arrête. Sans menace, sans discours. « On arrête pour ce soir. » Range les affaires, passe à autre chose. Les devoirs ne valent pas une soirée de conflit, et un enfant épuisé n’apprend rien de plus en restant à la table.

Tu peux écrire un mot dans le cahier de textes pour l’enseignant, qui saura que le travail n’a pas pu être fait, et pourquoi. C’est plus utile qu’un exercice fini dans les larmes.

En parler à l’enseignant

Si les devoirs se passent mal régulièrement, il est utile que l’enseignant le sache. Demande un rendez-vous. Décris ce que tu vois : le temps que ça prend, le moment où ça s’arrête. Il peut réduire la quantité, donner les consignes par écrit, ou proposer un soutien dans l’établissement, comme le dispositif Devoirs faits. Si les difficultés sont durables, des aménagements plus larges existent. On les explique dans L’école : PAP, PPS, MDPH.

ILANA Daily propose un espace par enfant, avec ses routines, dans le plan Famille.

Sources